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Projets de recherche


Projets portés par des membres du LASTA

Projet émergent financé par la Région Normandie (2026-2027)

Porté par Oriane Lafuente-Sampietro avec la participation de Miguel Stuardo Concha (IR, LASTA) et le soutien de Nicolas Praquin (Nimec), Grégory Chaudemanche (Nimec) et du groupe de travail lowtech de l’URN

La low-tech – technologie de basse intensité et à faible impact énergétique et écologique, utile, accessible et durable (le Low-Tech Lab) – commence à s’institutionnaliser en France, et particulièrement en Normandie, depuis deux à trois ans. Le projet TerrLowTech a pour objectif d’étudier la façon dont la low-tech se développe sur le territoire et de questionner dans quelle mesure et comment elle peut participer à répondre à ses objectifs de transition socio-écologique et de résilience.Ce travail vise ainsi à appréhender le fonctionnement des acteurs de la low-tech normande en tant qu’écosystème territorial, leurs pratiques productives, ainsi que leur potentiel économique pour la transition et la résilience du territoire. Si le projet est centré sur les enjeux économiques territoriaux de la low-tech, il prend appui sur un Groupe de Travail Thématique (GRT) travaillant sur ce sujet à l’URN depuis un an. La recherche déployée dans le cadre de TerrLowTech s’appuie sur un mix de méthodes quantitatives et qualitatives et est structurée en 3 axes :

  • Axe 1 : « Identification de l’écosystème low-tech normand » réalisera une cartographie et une analyse du réseau des acteurs de la low-tech normande,
  • Axe 2 : « Low-tech, développement territorial, transition et résilience » interrogera le potentiel transformateur de la low-tech pour l’économie normande.
  • Axe 3 : « Leviers, freins et intervention publique » questionnera les limites actuelles au développement de la low-tech en Normandie

Portée par Florence Jany-Catrice et financée par la Région Normandie (2024-2027)

Le projet s’inscrit dans une réflexion théorique et pratique sur la conceptualisation, l’évaluation et les mesures de la qualité dans les économies développées. S’inscrivant dans l’économie politique institutionnaliste, les travaux menés dans le cadre de la chaire participent de la déconstruction des représentations des indicateurs macroéconomiques. La « dénaturalisation » à laquelle il est fait référence ici ne vise pas à jeter le discrédit sur les indicateurs mais à trouver les modalités pour redonner un sens pluriel aux mesures de la qualité. Les travaux comportent donc également une face reconstructive, s’est-il̀-dire une manière alternative de penser l’économie et de la mettre en mesures : ce que l’on appelle communément les « nouveaux indicateurs de richesse » (Gadrey, Jany- Catrice, 2006).

La chaire EQAM comporte trois axes de recherche. Un premier axe porte sur le traitement statistique de la « qualité » dans la mesure de l’indice des prix à la consommation : comment, historiquement ce traitement statistique de la qualité va-t-il être pris en charge, en particulier au niveau d’Eurostat et au niveau international (Groupe Ottawa, UNECE etc.). Un deuxième axe porte sur la question de la « qualité » dans les politiques de l’emploi et de l’insertion. Un focus est porté, dans cet axe de recherches, sur les « expérimentations territoire zéro chômeur de longue durée ». Un troisième axe porte sur l’élaboration participative d’indicateurs de transition sociale et écologique, en particulier de « qualité » écologique des territoires. C’est ce qu’on présente dans ce qui suit.

Actualités de la chaire EQAM

Porteurs : Florence Jany-Catrice, Aubin Tantot et Jean-Pascal Higelé
Financement : DARES, via le Comité scientifique d’évaluation de la seconde expérimentation TZCLD

La loi n° 2020-1577 du 14 décembre 2020 « relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation “territoire zéro chômeur de longue durée” » a reconduit l’expérimentation de TZCLD jusqu’en 2026. Cette seconde expérimentation s’accompagne d’une nouvelle évaluation conduite par le Comité scientifique présidé par Yannick L’Horty, avec l’appui de France Stratégie et de la Dares. Pour nourrir sa réflexion, il a souhaité s’appuyer sur des études quantitatives et qualitatives de TZCLD. C’est à cette demande, formulée en APR, que ce projet répond et est donc financé.

Grâce à une équipe pluridisciplinaire positionnée sur l‘ensemble du territoire français, et à laquelle Karine Chapelle, Franck Bailly, Agathe Lelièvre et Oriane Lafuente-Sampietro prennent part, nous étudions les dynamiques institutionnelles et les recompositions du champ des acteurs de l’emploi dans une perspective multi-niveau (macro, méso, micro) et comparative entre différents territoires en distinguant la période post-habilitation de la phase « d’incubation » (période pré-habilitation). Notre approche repose sur une méthodologie qualitative et compréhensive visant à appréhender les différentes configurations locales, et les écarts entre le discours politique et les pratiques effectives, entre le « projet idéel » et le « projet en actes » (Semenowicz, op. cit.).

Projets avec la participation de membres du LASTA

Porté par Leila Boudra, MCF à l’Université Paris 8 et Virginie Althaus, MCF à l’Université de Rouen
Avec la participation de Gaëtan Bourmaud, Karine Chapelle et Oriane Lafuente-Sampietro
Financement : AAP Amorçage du GESTES

Le projet D3TS déploie une recherche pluridisciplinaire (ergonomie, psychologie et économie) en méthodes mixtes sur la mise en place des Centres de ressources territoriaux (CRT) par les Agences régionales de santé et leurs effets sur la soutenabilité du travail, les conditions de vie et la coordination des acteurs de l’aide à domicile. Le projet est réalisé en étroite collaboration avec un CRT des Hauts de France.

Porté par Géraldine Rieucau, Professeur des universités à l’Université Picardie Jules Verne et Franck Bailly

Financement : Projets Soutien au Rayonnement de la Recherche de l’Université Picardie Jules Vernes – 2022-23

Les collectivités territoriales, quel que soit leur échelon, sont des acteurs incontournables de la transition écologique, ne serait-ce que pour leur implication dans l’économie circulaire ou dans les projets économiques innovants. Dans le même temps, la transition écologique engendre des transformations et des recompositions pour un grand nombre de métiers et d’emplois. Alors qu’il au cœur des transformations à l’œuvre, l’emploi dans la fonction publique territoriale (FPT) reste mal connu. Comprendre le travail et les transformations des emplois des agents territoriaux en lien avec la transition écologique, économique et sociale s’avère dès lors indispensable. C’est dans cette perspective que s’inscrit notre recherche.

Par des enquêtes de terrain en Picardie et en Normandie, nous cherchons à saisir comment travaillent les agents publics territoriaux impliqués dans la transition écologique : Quelles sont les transformations du travail que l’on peut repérer ? Quels agents sont concernés ? Quelles sont les ressources dont ils disposent ? Quels sont les nouveaux emplois ?

La recherche compare plusieurs territoires qui se distinguent par leur taille, leur localisation (urbain, périurbain, rural), leur tissu économique et leur dynamisme sur les questions écologiques.